Courrier électronique

Quand vos messages arrivent en indésirables

  • Mis à jour 18 août 2026, 12:42
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Un message légitime qui finit dans les indésirables n'est presque jamais un hasard. C'est une signature manquante, une réputation entamée, ou un contenu qui ressemble à ce que les filtres rejettent. Les trois se corrigent.

Les trois vérifications techniques

Les serveurs qui reçoivent vos messages vérifient trois choses avant de décider. Ces trois mécanismes se déclarent dans les enregistrements de votre domaine.

Mécanisme Ce qu'il répond Sans lui
SPF Qui a le droit d'envoyer pour ce domaine Vos messages ressemblent à une usurpation
DKIM Ce message a-t-il été altéré en route Rien ne prouve qu'il vient bien de vous
DMARC Que faire si les deux précédents échouent Chaque serveur décide seul, souvent contre vous

Les valeurs exactes à publier vous sont communiquées avec votre service. Ne recopiez pas celles d'un guide générique : un enregistrement SPF pris ailleurs interdit vos propres envois.

L'erreur numéro un : le formulaire de contact

Beaucoup de formulaires envoient le message en se faisant passer pour le visiteur : l'expéditeur affiché est l'adresse saisie dans le formulaire. Pour un serveur destinataire, cela ressemble exactement à une usurpation d'identité, et le message part en indésirables — quand il n'est pas rejeté.

La bonne configuration :

  • expéditeur : une adresse de votre propre domaine, par exemple site@votredomaine.fr ;
  • répondre à : l'adresse du visiteur.

Vous répondez d'un clic, et le message est authentifié. C'est une case à cocher dans la plupart des extensions de formulaire, et elle explique à elle seule la moitié des cas.

Ce que vous contrôlez dans le message

  • Un objet clair, sans majuscules criardes, sans point d'exclamation multiple, sans promesse.
  • Un nom d'expéditeur lisible — votre nom ou celui de l'activité, pas une suite de caractères.
  • Pas de raccourcisseur de lien. Un lien masqué est le premier signal d'un message frauduleux.
  • Pas de pièce jointe dans un premier contact.
  • Du texte, pas seulement une grande image cliquable.
  • Pour un envoi à une liste : un lien de désinscription réel, qui fonctionne.

Le cas des lettres d'information

Un hébergement mutualisé sert à faire tourner un site, pas à envoyer des campagnes. Un envoi massif depuis une boîte ordinaire abîme la réputation de votre domaine, gêne les autres clients de la machine, et tombe sous la clause d'usage acceptable de nos conditions générales.

Si vous envoyez régulièrement à une liste, prévoyez un service dédié à cela, et gardez la liste propre : les adresses mortes et les plaintes pèsent plus lourd que le contenu.

Ce qui ne marche pas

Fausse solution Pourquoi
Écrire « ceci n'est pas un spam » C'est un signal négatif reconnu comme tel
Renvoyer le même message plusieurs fois Le volume aggrave la réputation
Changer d'adresse d'expédition La réputation suit le domaine, pas l'adresse
Demander au destinataire de vous mettre en contacts Utile ponctuellement, sans effet sur la cause

Nous signaler un cas

Ouvrez un ticket avec :

  • l'adresse expéditrice et l'adresse destinataire ;
  • la date et l'heure de l'envoi ;
  • l'en-tête complet du message tel que reçu — tous les logiciels de courrier savent l'afficher, souvent sous « afficher l'original » ou « source du message ».

Sans cet en-tête, un refus de remise ne se diagnostique pas : c'est lui qui porte la raison exacte du rejet.